Livret plein ? Voici où placer la suite
Votre Livret A et votre LDDS sont pleins et vous ne savez pas où placer la suite ? Je vous présente les grandes options, avec leurs atouts et leurs risques, pour choisir sereinement.

C'est une excellente nouvelle et une question que l'on me pose très souvent : « Karine, mon Livret A est plein, mon LDDS aussi, que faire de mon épargne maintenant ? » D'abord, félicitations, car remplir ses livrets réglementés est une base saine. Ces livrets sont parfaits pour votre épargne de précaution, celle qui doit rester disponible à tout moment. Mais une fois les plafonds atteints (22 950 euros pour le Livret A, 12 000 euros pour le LDDS), l'argent qui dort au-delà ne travaille plus vraiment. Voyons ensemble les pistes pour la suite.
D'abord, gardez un matelas de sécurité
Avant de placer quoi que ce soit, je vous invite à vérifier une chose : disposez-vous d'une épargne de précaution suffisante ? En général, je recommande de conserver l'équivalent de trois à six mois de dépenses sur des supports totalement disponibles, comme vos livrets. C'est votre filet de sécurité en cas d'imprévu (voiture, santé, coup dur). Ce n'est qu'au-delà de ce matelas que l'on peut envisager de placer sur des supports un peu moins liquides, mais potentiellement plus rémunérateurs. Placer, c'est accepter d'immobiliser une partie de son argent pour lui donner une chance de mieux grandir.
L'assurance-vie, le couteau suisse
S'il ne fallait retenir qu'une enveloppe, ce serait souvent celle-ci. L'assurance-vie n'est pas un produit unique, mais une sorte de boîte dans laquelle vous pouvez loger différents placements. À l'intérieur, on trouve deux grandes familles. D'un côté, le fonds en euros : votre capital y est garanti par l'assureur (hors frais), ce qui en fait un support prudent, mais au rendement modéré. De l'autre, les unités de compte : ce sont des supports investis en actions, en immobilier ou en obligations, qui peuvent rapporter davantage sur le long terme, mais dont la valeur monte et descend. Ici, votre capital n'est pas garanti et une perte est possible. L'assurance-vie offre aussi une fiscalité qui s'allège avec le temps, tout particulièrement après huit ans de détention.
L'assurance-vie n'est pas un placement en soi, c'est un contenant : tout dépend de ce que vous mettez dedans et de votre horizon.
Fonds euros ou unités de compte ?
Comment choisir entre sécurité et performance ? Tout repose sur deux notions que je prends toujours le temps d'expliquer : l'horizon et le risque. L'horizon, c'est la durée pendant laquelle vous pouvez vous passer de cet argent. Si vous en aurez besoin dans deux ou trois ans, mieux vaut rester prudent. Si vous investissez pour dans dix ou quinze ans, vous pouvez généralement accepter davantage de variations, car le temps aide à lisser les hauts et les bas des marchés. Le risque, c'est votre capacité, financière et psychologique, à voir la valeur de votre épargne baisser temporairement sans paniquer. Il n'y a pas de bonne réponse universelle : il y a votre réponse, la vôtre.
SCPI et PER pour aller plus loin
Deux autres pistes méritent votre attention. La SCPI, d'abord, cette « pierre-papier » qui vous permet de toucher des loyers sans gérer d'appartement : elle apporte des revenus réguliers et diversifie votre patrimoine vers l'immobilier, en contrepartie d'un placement de long terme et de frais d'entrée. Le PER, ensuite, c'est-à-dire le Plan d'Épargne Retraite : il sert à préparer vos vieux jours tout en réduisant, dans bien des cas, votre impôt aujourd'hui. En échange, l'argent y est bloqué jusqu'à la retraite, sauf situations particulières. Chacune de ces solutions répond à un objectif précis, et c'est justement leur articulation qui fait la qualité d'une stratégie.
Répartir plutôt que tout miser
Mon conseil le plus important tient en un mot : diversifier. Plutôt que de tout placer sur un seul support, il est souvent plus sage de répartir votre épargne selon vos objectifs et vos échéances. Une part disponible pour les imprévus, une part sécurisée pour les projets à moyen terme, une part plus dynamique pour le long terme. Que vous viviez à Biot, à Cagnes-sur-Mer ou à Villeneuve-Loubet, je construis toujours cette répartition sur mesure, en fonction de votre âge, de vos projets et de votre sensibilité au risque, jamais sur un modèle tout fait. Rappelez-vous que tout investissement, hors livrets et fonds euros, comporte un risque de perte en capital.
Vous ne savez pas par où commencer une fois vos livrets remplis ? C'est parfaitement normal, et c'est mon métier de vous aider à y voir clair. Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé. Je vous propose d'en discuter tranquillement lors d'un premier rendez-vous offert et sans engagement, en visio partout en France.
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