Le métier de conseiller en gestion de patrimoine

À qui avez-vous affaire, comment cette personne est-elle payée, et qui la contrôle ? Les questions qu'on ose rarement poser, et mes réponses.

Un métier mal nommé

Le mot n'aide pas. « Gestion de patrimoine » évoque des fortunes, des châteaux et des montages compliqués. Dans la réalité, un patrimoine, c'est simplement ce que vous possédez et ce que vous devez : un salaire, un livret, peut-être un crédit, peut-être un logement, et des projets devant vous. Tout le monde en a un.

Mon métier consiste à regarder cet ensemble, à comprendre où vous voulez aller, puis à mettre les bons outils en face des bons objectifs. Ce n'est pas de vous vendre un placement : c'est de mettre de l'ordre, dans un ordre qui vous ressemble.

Trois modèles, et pourquoi cela vous concerne

Derrière l'expression « conseiller » se cachent trois métiers différents, qui ne sont ni payés ni contraints de la même façon. C'est la première chose à demander à quelqu'un à qui vous envisagez de confier votre épargne, et la réponse doit venir sans hésitation.

Le conseiller bancaire

Salarié d'une banque.

Il ne propose que les produits de son établissement et suit souvent plusieurs centaines de clients.

Comment il est payé. Gratuit pour vous en apparence, la rémunération étant intégrée aux produits maison.

Le conseiller indépendant

Indépendant au sens réglementaire.

Il compare librement le marché et ne perçoit aucune commission. Il remet une analyse, mais vous laisse en général mettre les solutions en place vous-même.

Comment il est payé. Des honoraires facturés directement, quel que soit le résultat.

Le conseiller non indépendant

Le modèle de Karine Sevin.

Il compare les offres de plusieurs partenaires, met en place les solutions retenues et assure le suivi dans le temps.

Comment il est payé. Rémunéré par les partenaires, sans honoraires à votre charge.

Comment je suis contrôlée, et comment le vérifier

Le titre de conseiller en gestion de patrimoine n'est pas protégé en lui-même. Ce qui est réglementé, ce sont les statuts qui permettent de l'exercer, et ils sont exigeants. Pour conseiller sur des placements financiers, il faut être conseiller en investissement financier, ce qui suppose d'être immatriculé au registre de l'ORIAS, d'avoir passé la certification professionnelle contrôlée par l'AMF, d'adhérer à une association agréée comme la CNCEF Patrimoine, d'être assurée en responsabilité civile professionnelle et de suivre une formation continue chaque année.

Ces mentions figurent en bas de chaque page de ce site, et surtout, vous pouvez les vérifier vous-même. Le registre de l'ORIAS est public : en tapant un nom ou un numéro sur orias.fr, vous voyez immédiatement si la personne est enregistrée, pour quelles activités et depuis quand. C'est le premier réflexe à avoir, avec n'importe quel professionnel du patrimoine, moi comprise.

Ce que vous ne payez pas

Le premier rendez-vous ne vous engage à rien. Pour la suite, vous ne me réglez rien directement : je suis rémunérée par les partenaires dont vous retenez les solutions, sur le principe du courtage. C'est ce qui permet de rendre ce conseil accessible sans facture à votre charge.

Ce modèle appelle une contrepartie, et je préfère la dire : parce que je ne facture pas d'honoraires, je ne peux pas me revendiquer « indépendante » au sens réglementaire du terme. En échange, je vous accompagne jusqu'à la mise en place et dans la durée, là où un conseil facturé s'arrête souvent au rapport écrit. Ma réussite dépend de votre satisfaction dans le temps, pas d'une signature.

Pourquoi passer par quelqu'un

Si vous avez le temps, les connaissances et l'envie de tout gérer vous-même, faites-le. Beaucoup s'en sortent très bien seuls. Le conseil prend son sens quand l'un des trois manque, et surtout quand les décisions s'enchaînent : un achat immobilier qui change la capacité d'épargne, un enfant qui arrive, une entreprise qui se vend, une retraite qui approche.

Ce qui se paie cher, ce ne sont presque jamais les mauvais placements. Ce sont les décisions repoussées, les contrats ouverts il y a quinze ans et jamais revus, les clauses bénéficiaires qui désignent encore un ex-conjoint. Un accompagnement sert d'abord à ce que ces choses-là ne restent pas en suspens.

Vous voulez plutôt savoir qui je suis, ou ce que je fais concrètement ? Et si un mot vous arrête, il est expliqué dans le glossaire.

On en parle ?

La meilleure façon de savoir si ce métier peut vous servir, c'est d'en parler une fois.